Ceci indique que le président sortant Donald Trump refuse toujours de reconnaître la victoire de son rival démocrate Joe Biden et pourrait perturber la passation de pouvoir. Une lettre d'approbation de la transition signée par la GSA équivaut, selon le Washington Post, à une déclaration officielle du gouvernement américain sur le vainqueur de l'élection présidentielle. Donald Trump a introduit des recours en justice en espérant pouvoir gagner le scrutin malgré tout.

La GSA est chargée, à la suite de l'élection d'un nouveau président, de donner accès aux équipes du vainqueur aux bâtiments, fonctionnaires et financements fédéraux ainsi qu'aux courriels et aux systèmes informatiques.

L'institution lance habituellement la transition dès que la plupart des grands médias déclarent le nom du vainqueur mais sa directrice, Emily Murphy, nommée en 2017 par Donald Trump, n'a, plus de 36 heures après la proclamation de Joe Biden comme "président élu", toujours pas signé la lettre d'approbation.

Une porte-parole du service a indiqué qu'il n'y avait pas encore de "clair vainqueur" et a souligné que la GSA se conformera aux exigences légales.

Selon le Washington Post, l'administration de Donald Trump ne semble pas pressée de signer la note de transition. Le journal américain souligne que ceci pourrait entraîner le premier ralentissement de transition des temps modernes, à l'exception de celui observé en 2000. La Cour suprême des Etats-Unis avait alors statué en faveur du républicain George W. Bush et au détriment du démocrate Al Gore plus d'un mois après le jour des élections.