"Le vote commence le 24 septembre en Floride, donc le besoin d'injecter de l'argent frais dans cet Etat rapidement est un besoin urgent", a dit Kevin Sheekey, un conseiller de Mike Bloomberg.

"Mike pense qu'en investissant en Floride, cela permettra aux financements de la campagne et à d'autres financements démocrates d'être utilisés dans d'autres Etats, en particulier dans l'Etat de Pennsylvanie", a-t-il ajouté.

L'ex-maire de New York, qui a été l'un des candidats à la primaire démocrate cette année, a pris cette décision après l'annonce du président Donald Trump cette semaine selon laquelle il était prêt à financer sa campagne sur ses fonds personnels, rapporte le journal.

Donald Trump l'avait emporté en Floride lors de la dernière élection présidentielle, il y a quatre ans, et compte sur une forte participation de l'électorat républicain dans cet Etat où il possède une résidence secondaire et où il se rend souvent. Les principaux Etats-clef - Floride, Pennsylvanie, Michigan, Caroline du Nord, Wisconsin et Arizona - ont tous été remportés par Donald Trump en 2016, dont quatre qui avaient voté Barack Obama en 2012.

Joe Biden arrive en tête en Floride, mais de peu, avec 48,2% contre 47% à son adversaire républicain, selon la dernière moyenne des sondages publiée par RealClearPolitics.

Depuis le début de l'année 2019, la campagne Trump a dépensé quelque 800 millions de dollars, plus du double de celle de l'ex-vice-président démocrate. Mais Joe Biden a créé la surprise en dépassant Donald Trump dans la levée de fonds en août, avec 365 millions de dollars, davantage que de précédents records mensuels.

"Je pensais que Mini Mike en avait fini avec la politique démocrate", a tweeté le président dimanche, utilisant le surnom qu'il donne à M. Bloomberg et en référence à la candidature de ce dernier aux primaires démocrates. Il a ajouté que le Mike Bloomberg devrait "plutôt sauver" New York.

Mike Bloomberg a été snobé par les électeurs des primaires malgré l'une des campagnes les plus chères de l'histoire électorale américaine, incluant une forte propagande audiovisuelle et sur les réseaux sociaux.

Joe Biden conserve une bonne avance dans les sondages nationaux sur Donald Trump et des avantages beaucoup plus modestes mais persistants dans les Etats-clef.