Le facteur, Richard Hopkins (32 ans), avait déclaré que des votes par correspondance étaient antidatés lors des élections dans la ville d'Erie, dans l'État de Pennsylvanie. Dans une déclaration sous serment, il a affirmé que le directeur local de la poste avait donné l'ordre à ses collaborateurs d'antidater les votes par correspondance envoyés après le jour de l' élection présidentielle américaine , le 3 novembre, afin qu'ils soient toujours éligibles.


Ces allégations ont fait le jeu du président sortant Donald Trump, qui, après sa défaite contre Joe Biden, continue de soutenir qu'une fraude électorale à grande échelle a été commise, ciblant les votes par correspondance - principalement utilisés par les électeurs démocrates. Le locataire de la Maison Blanche n'a toutefois fourni aucune preuve réelle à cet égard jusqu'à présent. Mais mardi, la commission de surveillance de la Chambre des représentants des États-Unis a tweeté que M. Hopkins aurait complètement rétracté ces déclarations auprès du service d'inspection de l'entreprise postale américaine.

Il n'aurait pas expliqué pourquoi il avait fait cette fausse déclaration. Le journal Washington Post relate cette histoire mardi mais n'a pas réussi à contacter directement le facteur. Dans une vidéo postée sur YouTube, ce trentenaire nie toutefois avoir retiré ses accusations. "Je n'ai pas retiré mes déclarations. Ce n'est pas ce qui s'est passé. Vous en saurez plus demain. En attendant, j'aimerais que le Washington Post retire son article."