"Nous constatons une pénurie massive de personnel des bureaux de vote", a expliqué M. Zuckerberg dans un message sur sa page Facebook. Ceci peut "entraîner des heures d'attente aux urnes, ce qui rend plus difficile pour les gens de participer au processus démocratique", a-t-il souligné.

Un message sera affiché en haut du fil d'actualités Facebook qui invitera les Américains en âge de voter à s'inscrire auprès des responsables électoraux locaux pour s'occuper des bureaux de vote en novembre.

Le réseau social, qui s'efforce de prouver qu'il est désormais un acteur majeur et responsable, et non plus un véhicule de désinformation massive, avait déjà dévoilé, mi-août, un centre d'information sur le scrutin, sorte de guichet unique sur le modèle de celui créé sur le nouveau coronavirus, pour dispenser les recommandations officielles.

Facebook fait face à toutes sortes de campagnes de manipulation des électeurs, pilotées depuis l'étranger ou par des groupes américains, pour décourager certains groupes de personnes d'aller voter ou pour influencer leur choix.

Le groupe californien doit montrer qu'il a tiré les leçons des scrutins de 2016, dont la présidentielle aux Etats-Unis et le référendum sur le Brexit au Royaume-Uni, marqués par des campagnes d'influence déguisées, principalement orchestrées depuis la Russie.

Facebook fournit également des publicités gratuites aux autorités électorales des Etats pour obtenir de l'aide au recrutement.

La Californie a commencé à diffuser de telles publicités et d'autres Etats prévoient de commencer, selon M. Zuckerberg.

Le cofondateur de Facebook et son épouse ont fait don de 300 millions de dollars aux responsables électoraux pour l'achat de matériel ou d'équipement pour se protéger contre la propagation du coronavirus.

"Avec le Covid affectant nos communautés, cette élection ne ressemblera à aucune autre", a-t-il commenté.

"Nous faisons tout ce que nous pouvons pour aider le plus de personnes possible à s'inscrire et à faire entendre leur voix aux urnes", a-t-il également ajouté.

Aux Etats-Unis, la pandémie de Covid-19 fait redouter la désertion des bureaux de vote et un vote massif par correspondance avec le risque de résultats qui pourraient être contestés.