Au sein du parti républicain, de son gouvernement, et dans son équipe rapprochée, le malaise est palpable. Le jusqu'au-boutisme de Trump a aliéné une partie de son propre camp.

Membres du gouvernement

Deux membres du gouvernements, les ministres de l'Education, Betsy Devos, et des Transports, Elaine Chao, ont démissionné.

"Il est indéniable que votre rhétorique a eu un impact sur la situation, et c'est un point de bascule pour moi", a accusé Mme Devos dans une lettre adressée à Donald Trump, dont plusieurs médias américains ont obtenu la copie.

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Elaine Chao (sur la photo) a quant à elle expliqué sur Twitter avoir été "très troublée" par un événement "totalement évitable". "Je ne peux pas l'ignorer", a-t-elle déclaré avant d'annoncer sa démission.


Des élus républicains songeraient aussi à tourner le dos à l'actuel président. Inquiet de cette possible hémorragie, le sénateur républicain Lindsey Graham, un proche du président, les a exhortés à "rester". "Nous avons besoin de vous plus que jamais", a-t-il dit. Jeudi, le sénateur de Caroline du Sud s'était toutefois lui aussi éloigné du président, en déclarant "ne comptez plus sur moi, trop c'est trop".

Diplomate, membres du conseil de sécurité, responsables de la communication

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Mick Mulvaney (sur la photo), émissaire des Etats-Unis en Irlande du Nord, a lui aussi pris ses distances. "Je ne peux pas rester, pas après hier", a déclaré sur CNBC celui qui fut le chef de cabinet du tempétueux président. "Certains choisissent de rester car ils ont peur que Trump nomme quelqu'un d'autre de pire à leur place", a-t-il poursuivi.


Tyler Goodspeed, le premier conseiller économique du chef de l'Etat, et John Costello, un haut responsable de la cybersécurité ont également remis leur démission.

Plusieurs membres du Conseil de sécurité nationale ont aussi annoncé leur départ. C'est le cas de Matt Pottinger, conseiller adjoint à la sécurité nationale, qui avait oeuvré à la politique américaine à l'encontre de la Chine. D'autres, comme le conseiller à la sécurité nationale, Robert O'Brien, envisagent de le faire.

Du côté de la communication, Sarah Matthews, l'adjointe à la porte-parole de la Maison Blanche, et Rickie Niceta, autre membre de l'équipe, ont également démissionné. "J'ai été très perturbée par ce que j'ai vu", a déclaré Sarah Matthews.

Melania Trump a malgré elle fait les frais de l'invasion du Capitole étant donné que sa cheffe de cabinet, Stephanie Grisham, a également claqué la porte. Celle qui avait commencé à travailler pour Donald Trump en 2015, durant sa campagne, n'a pas formellement cité les événements du Capitole lors de sa lettre de démission, mais cela aurait été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase.