C'est incontestablement l'un des états clés de ce scrutin présidentiel américain 2020. Primo, parce qu'il pèse lourd : 38 grands électeurs (seule la Californie, dévolue à la cause démocrate de Joe Biden, fait mieux, avec 55 grands électeurs). Deuzio, parce qu'il s'agit d'un "swing state", l'un de ces états indécis, qui peut potentiellement basculer dans un camp comme dans l'autre. Comme la Floride ou la Géorgie, par exemple. Tertio, parce qu'il s'agit d'un fief républicain depuis de nombreuses décennies : le dernier démocrate à y avoir remporté la lutte n'est autre que Jimmy Carter, en 1976 !

Le camp démocrate escomptait bien, après toutes ces années, reprendre la main sur cet état peuplé de 29 millions d'habitants. Sa démographie, en plein boom (à un point tel que lors de l'élection 2024, le Texas pourrait représenter 41 grands électeurs contre 38 actuellement), aurait pu laisser penser que c'était faisable : la population hispanique texane est en pleine expansion (+1,9 million d’électeurs inscrits depuis 2016), ce qui peut potentiellement faire muter la couleur politique de l'état.

A 7h15 du matin toutefois, les résultats sont tombés : Donald Trump conserve le Texas avec près de 52% des suffrages. Pas de miracle démocrate. Reste à voir le sort réservé à la Caroline du Nord, la Géorgie, et la Pennsylvanie...