Il fait cependant référence à un "stratagème secret de lobbying" visant de "hauts responsables de la Maison Blanche" afin obtenir une "grâce ou un sursis" d'exécution de peine, de la part du chef de l'Etat, pour un individu dont le nom n'apparaît pas.

Ce système, qui fait l'objet d'une enquête depuis au moins le mois d'août, semble impliquer des lobbyistes et des avocats, un riche donateur ayant financé des campagnes politiques ainsi qu'une personne qui se trouve ou se trouvait en prison et compte sur une intervention présidentielle.

Selon le rapport, les lobbyistes et avocats auraient contacté les responsables de la Maison Blanche pour demander une grâce ou un sursis présidentiel, en citant les "contributions substantielles à la campagne effectuées par le passé" et les "contributions politiques importantes prévues" par un donateur.

Il laisse entendre que le donateur a présenté cette offre au nom d'une personne sollicitant la clémence présidentielle.

Le document n'indique pas quand les actions en cause ont eu lieu. Et dans les parties où les noms n'ont pas été expurgés, il n'y a aucune référence au président actuel, Donald Trump, ni à sa campagne.

Mais le document a été révélé dans une période délicate aux Etats-Unis, alors qu'on y spécule sur le fait que Donald Trump - auquel il reste six semaines à la Maison Blanche après avoir perdu l'élection du 3 novembre - pourrait accorder la grâce présidentielle à davantage de personnes, après en avoir fait bénéficier son ancien conseiller à la sécurité nationale Michael Flynn mercredi dernier.

Le président sortant a accordé des grâces ou des réductions de peine à plusieurs alliés politiques, dont son ancien conseiller de campagne Roger Stone, un ex-shérif controversé de l'Arizona Joe Arpaio, et le militant républicain Dinesh D'Souza.

Il existe aussi un débat public sur le fait que Trump pourrait s'accorder une grâce lui-même, pour tout ce qui pourrait lui être reproché en justice en lien avec son mandat.