Amérique

Donald Trump a de nouveau accusé lundi l'ex-procureur spécial Robert Mueller d'être "extrêmement partial" et a regretté qu'il soit auditionné mercredi au Congrès sur les conclusions de l'enquête russe. 

"L'extrêmement partial Robert Mueller ne devrait pas pouvoir mordre à nouveau dans la pomme", a tweeté le président américain, dont les deux premières années à la Maison Blanche ont été empoisonnées par l'enquête russe menée par le procureur spécial.

"A la fin, ça va mal se passer pour lui et pour les démocrates en toc du Congrès", a-t-il poursuivi, en répétant pour la énième fois avoir été totalement blanchi par ses investigations: "PAS DE COLLUSION, PAS D'OBSTRUCTION ! "

L'ancien chef du FBI, un homme de 74 ans très respecté, a enquêté pendant 22 mois, dans le plus grand secret, sur les efforts déployés par Moscou pendant la présidentielle de 2016 pour favoriser la campagne de Donald Trump.

Dans un rapport publié en mars, il a écrit ne pas avoir trouvé de "preuves" d'une entente entre la Russie et l'entourage du candidat républicain.

Mais il s'est dit incapable de blanchir Donald Trump des soupçons d'entrave à la justice et a détaillé une série de pressions troublantes exercées par le locataire de la Maison Blanche sur ses investigations.

Mercredi, il répondra pour la première fois à des questions sur son enquête lors d'auditions marathon à la Chambre des représentants, que les Américains pourront suivre en direct.

Robert Mueller, qui avait souhaité éviter cet exercice périlleux, veut s'en tenir aux conclusions contenues dans son rapport.

Mais l'opposition démocrate mise sur l'impact de son témoignage télévisé pour toucher les Américains qui n'ont pas lu ce document juridique, aride et prudent.

"Les gens ne lisent pas un rapport de 448 pages. Je pense que quand ils vont entendre ce qu'il y a dans le rapport Mueller, nous serons en mesure d'engager la responsabilité du président", a déclaré dimanche le démocrate Jerry Nadler, qui préside la commission judiciaire de la Chambre.

Donald Trump, soucieux de tourner la page pour se tourner vers sa campagne de réélection, avait assuré vendredi qu'il ne suivrait pas l'audition, dénonçant un "jeu" politique.