La société aurait, entre autres, averti au sujet de menaces spécifiques visant le bâtiment du parlement américain, a indiqué Parler jeudi lors d'un briefing à Carolyn Maloney, représentante démocrate de l'Etat de New York . Celle-ci préside un comité qui enquête sur la plateforme en question.

Parler, qui est largement utilisé par les supporters de l'ancien président américain républicain Donald Trump, aurait tenu le FBI au courant dès décembre sur ses membres encourageant la violence.

Le service de police fédéral aurait aussi reçu des renseignements sur un utilisateur qui menaçait de "commencer à éliminer des gens" le 6 janvier. Un autre enjoignait à rassembler un "pouvoir armé de plus de 150.000 personnes".

Le soulèvement au Capitole en début d'année, alors que le Congrès procédait à la certification de la victoire de Joe Biden à l'élection présidentielle, a fait cinq morts et des centaines de blessés.

Le réseau social Parler, qui se dit dédié à la liberté d'expression mais a été accusé de véhiculer des incitations à la violence d'une partie de l'extrême droite américaine, est depuis lors sur la sellette. Après les violences au Capitole, Apple et Google l'avaient retiré de leur plateforme de téléchargement. Amazon Web services (AWS) avait décidé de ne plus l'héberger sur ses serveurs. Le réseau est désormais à nouveau en ligne et disponible pour ses 20 millions d'abonnés.