Lors de cet appel, qui intervient trois semaines après son arrivée au pouvoir, M. Biden a exprimé ses "profondes inquiétudes" concernant les pratiques économiques "injustes et coercitives" de Pékin, la répression à Hong Kong et les "violations des droits humains" dans le Xinjiang, selon un compte-rendu de la Maison Blanche.

Les deux dirigeants ont aussi échangé sur la pandémie de Covid-19 et les "défis communs" que représentent la sécurité sanitaire mondiale et le changement climatique.

Selon des experts, plus d'un million de Ouïghours sont ou ont été détenus dans des camps de rééducation politique au Xinjiang.

Pékin récuse le terme de "camps" et affirme qu'il s'agit de centres de formation professionnelle, destinés à fournir un emploi à la population et donc à l'éloigner de l'extrémisme religieux.

Le nouveau président est très attendu sur le dossier sensible des relations américano-chinoises tant les sujets de tension entre les deux premières puissances mondiales sont nombreux.

S'il a clairement affiché sa volonté de rupture avec la politique étrangère de Donald Trump, c'est l'un des rares dossiers où il pourrait, sur le fond, prôner une certaine continuité avec son prédécesseur.