Cet accord, dont le gouvernement afghan a été exclu, vise au retrait des troupes étrangères du pays en échange de garanties sécuritaires des talibans et du démarrage d'un dialogue de paix interafghan.

Lors de la première phase, les Etats-Unis s'étaient engagés à ramener leurs effectifs de 12.000 à 8.600 hommes dans les 135 jours et à retirer totalement leurs forces de cinq bases militaires. Depuis, Washington a annoncé avoir retiré ses forces d'Afghanistan au niveau prévu par ce texte.

Au 135ème jour, l'émissaire des Etats-Unis pour l'Afghanistan, Zalmay Khalilzad, qui a négocié l'accord, a tweeté que les deux parties avaient atteint "une étape clé".

"Les Etats-Unis ont travaillé dur pour mener à bien la première phase de leurs engagements dans le cadre de l'accord", a-t-il écrit lundi.

Alors que l'accord entre dans sa "prochaine phase", Washington présente certaines conditions, a averti M. Khalilzad. "Nous ferons pression pour achever les libérations de prisonniers, parvenir à la baisse des violences ..., et lancer et progresser dans les négociations inter-afghanes", a-t-il précisé.

Les talibans ont salué mardi la réduction des forces américaines mais affirmé qu'elles avaient fréquemment effectué des bombardements dans des zones où il n'y avait pas de combats et mené des "offensives" pour soutenir le gouvernement de Kaboul.

Ils ont également accusé les pilotes américains d'avoir mené des attaques aériennes contre les civils, les talibans et des infrastructures publiques ces 10 derniers jours.

"Il s'agit de violations fragrantes de l'accord et une tentative délibérée de pousser les moudjahidine à répondre avec des attaques de grande envergure", ont déclaré les talibans.

Si les talibans se sont déclarés à de multiples reprises "engagés" à respecter les termes de l'accord avec les Etats-Unis, ils imputent régulièrement le non-démarrage des discussions au gouvernement afghan, accusé de ne pas libérer assez vite leurs prisonniers.

Depuis l'accord, les talibans ont intensifié leurs attaques, tuant des centaines de personnes.

Tout en reconnaissant qu'aucun Américain n'avait été pris pour cible depuis l'accord, M. Khalilzad a condamné ces attaques qui "contredisent l'engagement à réduire les violences", notamment celle lundi contre un bureau de l'Agence de renseignement afghane dans le nord du pays, qui a fait 11 morts.