Selon cette enquête réalisée par téléphone auprès d’un panel représentatif de 1.108 électeurs entre le 12 et le 15 août, Donald Trump ne serait qu'à quatre points de son opposant Joe Biden.

Environ 50% des sondés souhaitent soutenir le duo Biden-Harris tandis que 46% veulent voir Donald Trump et Mike Pence poursuivre leur mandat. Ces résultats sont un petit miracle pour l'ancien magnat de l'immobilier qui accusait un retard de 14 points lors du dernier sondage effectué en juin.


A noter que cette enquête a été effectuée juste après la nomination de Kamala Harris comme colistière du clan démocrate. CNN précise également que la marge d'erreur se situe à 4%.

Comment expliquer un tel revirement de situation?

Comme lors de son élection il y a quatre ans, Donald Trump a notamment refait son retard dans ce que l'on appelle ces Swing States. Il s'agit de ces Etats primordiaux qui parfois votent pour les démocrates, et parfois en faveur des républicains. Ces Swing States représentent un véritable champ de bataille d'un point de vue électoral. Désormais, les deux candidats sont très proches avec 49 % pour Biden et 48 % en faveur de Trump dans les intentions de vote de ces 15 Etats. CNN explique qu'en 2016, lorsque Donald Trump avait été élu, il avait remporté dix Etats tandis que Hilary Clinton n'en avait convaincu que 5. C'était l'une des explications de la victoire républicaine à cette époque.

Si Donald Trump peut avoir le sourire, tout n'est pas rose non plus. Les électeurs de Trump sont plus volatiles: 12% d'entre eux se disent prêts à changer de fusil d'épaule. Le chiffre atteint 7% pour son adversaire. En tout, 54% désapprouvent la façon dont Trump gère son travail de président. Ce chiffre représente une hausse depuis juin mais il reste plus ou moins identique aux sondages de début d'année.

D'autres sujets ont été abordés dans cette enquête: Kamala Haris serait un bon choix dans l'ensemble (41% ont une opinion favorable, 38% défavorable) et les thèmes favoris des Américains sont l'économie, le coronavirus, les soins de santé, la politique sur les armes à feu et le racisme dans 40% des cas. Forcément, on observe des disparités en fonction des électeurs. Les pros Joe Biden estiment que la crise sanitaire du coronavirus, les soins de santé et le racisme sont primordiaux. Pour les Trumpistes, il s'agit de l’économie et du débat sur les armes à feu.

En novembre, les élections auront lieu aux Etats-Unis. Si la crise du Covid-19 a entaché la réputation de Donald Trump, il ne faut pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué. Pourra-t-il refaire le coup de 2016 face au clan Clinton? Réponse dans 79 jours !