La décision judiciaire comporte aussi l'interdiction à vie pour M. Correa d'occuper des fonctions électives, alors que l'ex-chef de l'Etat souhaite participer aux élections prévues en février prochain.

M. Correa, qui a dirigé l'Equateur entre 2007 et 2017, a demandé par internet au Conseil national électoral (CNE) d'inscrire sa candidature au poste de vice-président. Le CNE doit examiner cette demande ultérieurement.

Le tribunal qui a jugé M. Correa in abstentia a établi que l'ex-président et plusieurs de ses anciens collaborateurs, qui ont eux aussi été condamnés, avaient reçu de diverses entreprises des dessous-de-table en échange de contrats.

La justice a ordonné à la police équatorienne de localiser et d'arrêter l'ancien responsable socialiste. Elle a aussi donné instruction au ministère des Finances de suspendre le versement des 4.200 dollars que recevait mensuellement M. Correa en tant qu'ancien président et auxquels il n'a plus droit en raison de sa condamnation pour corruption.

Le tribunal a aussi informé le CNE de la privation de M. Correa de ses droits politiques.