Une majorité de membres du Parlement avait approuvé ce projet en août. Le texte considérait comme une urgence obstétricale l'avortement de tout type ou cause, lorsque la grossesse compromettait la santé de la mère et du fœtus.

Le projet de loi prévoyait également d'interdire aux hôpitaux et aux médecins de refuser des soins à ce type d'urgence. Ces derniers étaient obligés de "respecter la confidentialité, la vie privée, le secret professionnel et les droits des femmes".

En Equateur, l'avortement est criminalisé et n'est autorisé que lorsque la mère est en danger, avec vérification médicale, ou si la grossesse est le résultat du viol d'une personne handicapée mentale.

Après le veto présidentiel, le Parlement équatorien peut reprendre l'analyse du même projet de loi après un an.

"J'ai opposé mon veto au code de la santé biologique pour des raisons techniques et parce qu'il ne répond pas aux besoins actuels de la population", a déclaré M. Moreno sur Twitter.

"J'invite tout le monde à travailler sur un nouveau projet en mesure de répondre aux exigences sanitaires des Equatoriens", a-t-il ajouté.

Le code pénal en vigueur depuis 2014 établit qu'une femme enceinte qui provoque un avortement ou permet à une autre personne de le pratiquer sera punie d'une peine allant de six mois à deux ans de prison. Si au cours de l'intervention la femme décède, quiconque la pratique encourt 16 ans de prison.