L’Oregon brûle devant le regard impuissant de ses habitants. Des scènes apocalyptiques sont relayées sur les réseaux sociaux depuis mardi soir dans l’État, qui rejoint la Californie déjà aux prises avec des incendies ravageurs. Des milliers d'habitants ont évacué leurs maisons pour échapper aux flammes qui ont déjà brûlé plus de 93 000 hectares.


Les incendies de Santiam Canyon à l'est de Salem ont recouvert la ville d'une fumée si épaisse que le ciel était d'un rouge orangé alarmant.


Le département correctionnel a évacué 1 450 détenus de trois prisons et, dans certaines régions, la situation était “si difficile et dangereuse que même les pompiers ont parfois dû être évacués", a déclaré la gouverneure lors d'une conférence de presse.

Au moins sept grands incendies sont toujours actifs dans l'État, selon le National Interagency Fire Center (Centre National de Lutte contre les Incendies).


Dans l’État de Washington, au nord de l’Oregon (à ne pas confondre avec Washington D.C.), 80% des maisons et des infrastructures publiques de la ville ont été détruites, y compris la caserne des pompiers, le bureau de poste, la mairie et la bibliothèque, ont déclaré les autorités. "L'ampleur de cette catastrophe ne peut vraiment pas être exprimée par des mots", a déclaré Brett J. Myers, le shérif du comté de Whitman (Washington). "Je prie pour que tout le monde soit sorti à temps.”

Les scènes d’évacuation inquiètent les médecins, dont l’urgentiste émérite Esther Choo, qui y voit le risque d’une recrudescence de la pandémie de Covid déjà très meurtrière aux États-Unis.

En Californie, où les flammes sévissent depuis plus d’un mois, une zone de la taille de Central Park brûle toutes les 30 minutes selon le chef du Département californien des Forêts et de la Protection contre les Incendies (Cal Fire). "C'est une nouvelle réalité dans laquelle nous vivons, celle du changement climatique”, a déclaré le gouverneur de l’État de Washington aux journalistes mardi soir.


© AFP