Suite à l'assaut du Capitole mené par les partisans de Donald Trump le 6 janvier, la sécurité de la ville a été largement augmentée. Le FBI a déclaré craindre de nouveaux débordements pour l'investiture de Joe Biden, prévue le 20 janvier. Les partisans de Trump semblent en effet prévoir une nouvelle attaque, comme en témoignent les nombreux messages incitant à la haine postés sur les réseaux sociaux. 

Pour l'occasion, le ministère de la défense a autorisé le déploiement de près de 15 000 soldats à Washington, soit près de deux fois plus que le nombre de soldats américains déployés en Afghanistan et en Irak réunis, selon l'Army Times. "Pour l'instant, nous avons 10 000 soldats et nous sommes autorisés à aller jusqu'à 15 000", a déclaré le Général Daniel Hokanson, le chef du Bureau de la Garde nationale. Ces troupes permettront de soulager les agences fédérales et pourront leur prêter main forte dans "des missions de sécurité, de logistique, de communication et de liaison", a-t-il expliqué.

Dernier recours

"Nous travaillerons très étroitement avec l'agence fédérale, le FBI et les forces de l'ordre pour déterminer si cela est nécessaire", a déclaré le général, qui refuse encore de préciser si les gardes pourront être armés ou non. À ce jour, le port d'armes par la Garde nationale n'a pas encore été autorisé. Les troupes "sont autorisées à faire respecter la loi si cela est demandé par l'organisme de soutien", a-t-il ajouté. 

Le général Daniel Hokanson a souligné que l'utilisation des troupes de la Garde nationale comme force de l'ordre serait "littéralement... un dernier recours".