"C'est un nouveau pas de géant dans notre lutte contre la pandémie", a déclaré mercredi le président américain Joe Biden, en encourageant les parents à faire vacciner leur progéniture.

"Le vaccin pour les enfants entre 12 et 15 ans est sûr, efficace, pratique, rapide et gratuit", a-t-il martelé, ajoutant que 15.000 pharmacies à travers le pays devaient être prêtes dès jeudi à réaliser les piqures.

L'Agence américaine des médicaments (FDA) avait donné son autorisation lundi après avoir étudié les données d'essais cliniques sur environ 2.000 jeunes.

Certaines localités avaient commencé dès mardi à vacciner les adolescents, mais la grande majorité du pays a attendu l'ultime feu vert des Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC), principale agence fédérale de santé publique du pays, délivré mercredi soir.

Le vaccin administré aux 12-15 ans est le même que celui pour les adultes, y compris le dosage, et beaucoup pourront donc se faire vacciner dans les mêmes lieux que ceux déjà mis en place.

Le défi reste désormais de convaincre: parmi les parents ayant des enfants de cet âge, près d'un quart ont déclaré qu'ils ne les feront pas vacciner, et seuls trois sur dix ont dit vouloir le faire dès que possible, selon un sondage réalisé mi-avril par la Kaiser Family Foundation.

Pour les encourager, les autorités cherchent à ce que la vaccination soit aussi proposée ailleurs, dans des endroits plus pratiques encore ou chez les pédiatres, connus des familles et ayant leur confiance.

"Nous travaillons à ce que les enfants puissent être vaccinés dans leurs écoles également", a déclaré jeudi Rochelle Walensky, directrice des CDC.

Les adolescents développent en général des formes moins graves du Covid-19 que les adultes, et leur vaccination n'était donc pas une priorité jusqu'à présent. Toutefois, ils ne sont pas à l'abri d'une infection, et peuvent alors participer à la transmission du virus au sein de la population. Leur immunisation permettra donc de contribuer à freiner l'épidémie.