Ce lundi, Donald Trump a promis de restaurer l'ordre en Amérique où les manifestations contre le racisme suite au décès de George Floyd se multiplient.

Le président des Etats-Unis a menacé de déployer des milliers de soldats pour contrôler les foules et les dégâts "honteux" dont celles-ci sont responsables, notamment à Washington. Dans cet état d'esprit, il a également demandé aux gouverneurs de se montrer plus dominants, n'hésitant pas à les qualifier de faibles. Face à de tels propos, CNN a contacté le chef de la police de Houston au Texas. Ce dernier, très affecté par ces paroles, a tenu à réagir et n'a pas hésité à remettre le président à sa place. "Laissez-moi dire quelque chose au président des Etats-Unis en ce qui concerne le comportement que la police doit avoir. Si vous n'avez pas quelque chose de constructif à dire, s'il vous plaît gardez votre bouche fermée", a-t-il d'abord déclaré.

"Ce n'est pas Hollywood, c'est la vraie vie"

Le chef de la police ne s'est pas arrêté là et a ensuite tenté de faire retrouver la raison à Donald Trump. "Vous mettez énormément de personnes en danger. Il n'est pas question de dominer mais de toucher les coeurs et les esprits. Laissez-moi être clair, nous ne voulons pas que les gens confondent la faiblesse avec la gentillesse. On ne veut pas que l'ignorance gagne. Si vous n'avez rien à dire, ne dites rien car c'est la base de tout leadership, et en ce moment plus que jamais nous avons besoin d'un vrai leader. C'est le moment d'être un président, ce n'est pas Hollywood, c'est la vraie vie", poursuit-il.

Finalement, le policier a souhaité s'adresser directement à la population, en priant chaque Américain de faire preuve de civisme. "Je demande à la population américaine de se joindre à la police. Avançons ensemble, faisons que cette situation se finisse là où elle doit: aux bureaux de vote. Faisons attention aux gens que nous élisons. Si des gens en ce moment-même sont en train de dégrader des propriétés, c'est car ils n'ont jamais prêté attention au fait de voter. Vous avez le choix, faites entendre votre voix, continuez de manifester pacifiquement. (...) Il est question avant tout de la société. La seule chose qui peut surpasser la haine, c'est l'amour", a-t-il conclu.