Les promotions de deux femmes générales ont été volontairement reportées par le Pentagone après l'élection présidentielle de 2020, par crainte des troubles que cela aurait pu produire auprès du président Trump, rapporte le New York Times.

Jacqueline Van Ovost, actuellement Commandante en chef de l'Air Mobility était pressentie pour prendre le commandement des transports et le lieutenant-général Laura Richardson, pour être nommée au commandement sud des forces armées américaines.

D'après le journal, le président des chefs d'état-major interarmées, le général Mark Milley, et le secrétaire à la Défense de l'époque, Mark Esper, n'ont pas appuyé la candidature de ces deux générales, craignant que "la Maison Blanche ne les remplace par d'autres candidats avant que Donald Trump quitte ses fonctions." Ils ont alors retardé leurs nominations, en espérant qu'elles auraient davantage de chance d'être considérées avec l'administration Biden.

Mark Esper, qui n'était pas en bons termes avec l'ex-président, ne voulait pas que leurs candidatures soient écartées. "Elles ont été choisies parce qu'elles sont les meilleures officiers pour ces postes", a-t-il déclaré.

De son côté, l'ex-secrétaire à la Défense par intérim, Christopher Miller, a réfuté le fait que les nominations ont été retardées parce qu'il s'agissait de femmes.

Mark Milley et l'actuel secrétaire à la Défense, Lloyd Austin, devraient envoyer les nominations de Jacqueline Van Ovost et de Laura Richard à la Maison Blanche dans les prochaines semaines où les responsables de l'administration Biden devraient "approuver les nominations et les soumettre officiellement au Sénat pour approbation". Si le Sénat confirme, les générales seront les femmes les plus haut gradées de l'armée américaine à diriger deux des 11 commandements du pays.