Le procureur réclamait ces documents dans le cadre d'une enquête initialement centrée sur des paiements effectués, avant la présidentielle de 2016, à deux maîtresses présumées du milliardaire, et désormais élargie à des allégations de fraude fiscale, fraude aux assurances ou fraude bancaire.

Parmi les pièces demandées par le ministère public, figuraient les déclarations de revenus de Donald Trump sur huit ans, de 2011 à 2018, ainsi que celles de la Trump Organization, le conglomérat qui gère ses différentes activités.

Depuis la première demande, début août 2019, Donald Trump et ses avocats auront bataillé pied à pied pour empêcher la transmission de ces documents par le cabinet Mazars, qui gère la comptabilité de l'ancien chef de l'Etat.

Selon des médias américains, les enquêteurs de M. Vance ont récemment interrogé des employés de la Deutsche Bank, dernier établissement bancaire majeur à être encore en affaires avec Donald Trump et son groupe, et de sa compagnie d'assurances, Aon.

Ils ont aussi questionné de nouveau l'ancien avocat de Donald Trump, Michael Cohen, qui avait affirmé au Congrès que son ex-client et sa société gonflaient ou réduisaient artificiellement la valeur de leurs actifs.

Ces manœuvres comptables présumées auraient pu viser à obtenir des prêts bancaires ou réduire leurs impôts.

Donald Trump a toujours refusé de publier ses déclarations fiscales, rompant avec une tradition qui remontait à Richard Nixon, il y a un demi-siècle.

En septembre 2020, le New York Times, après avoir obtenu près de deux décennies de documents fiscaux, avait publié une grande enquête affirmant que Donald Trump avait réussi à réduire sa facture fiscale à zéro sur 11 des 18 ans d'archives obtenues.

Donald Trump ne fait actuellement l'objet d'aucune poursuite pénale, même si, outre les investigations de Cyrus Vance, il est visé par de nombreuses enquêtes, la plupart dans un cadre civil.