Amérique

La Première ministre britannique Theresa May a jugé lundi "totalement inacceptables" les déclarations du président américain Donald Trump sur des femmes parlementaires démocrates, qu'il a invitées dimanche à "retourner" d'où elles venaient.

Theresa May "est d'avis que le langage qui a été utilisé pour parler de ces femmes était totalement inacceptable", a déclaré le porte-parole de la dirigeante conservatrice, habituellement très mesurée dans ses critiques à l'endroit du président américain, qui lui en revanche ne l'épargne guère.

"Pourquoi ne retournent-elles pas dans ces endroits totalement défaillants et infestés par la criminalité dont elles viennent pour aider à les réparer", a tweeté dimanche le milliardaire républicain, sans donner de nom.

Il faisait très vraisemblablement référence à de jeunes élues du Congrès comme Alexandria Ocasio-Cortez de New York, Ilhan Omar du Minnesota, Ayanna Pressley du Massachusetts ou encore Rashida Tlaib du Michigan.

Les critiques de Theresa May interviennent après la tempête diplomatique, la semaine dernière, provoquée par la publication dans la presse de mémos diplomatiques confidentiels rapportant des propos peu amènes de l'ambassadeur britannique à Washington, Kim Darroch, envers Donald Trump.

Kim Darroch y juge la Maison-Blanche "inepte", Donald Trump le traitant en retour d'"imbécile prétentieux" avec lequel il n'aurait plus de contact.

Furieux, le président américain avait également réitéré ses attaques contre Theresa May et sa gestion du Brexit. "J'ai dit à Theresa May comment conclure un accord mais elle a fait à sa façon ridicule -incapable d'y parvenir. Un désastre!", avait-il déclaré, au moment où le Royaume-Uni se prépare - dans la douleur - à la sortie de l'UE.

L'ambassadeur a annoncé sa démission mercredi, estimant désormais "impossible" de faire son travail.

Mme May, qui a démissionné de ses fonctions début juin, cédera les rênes du gouvernement britannique la semaine prochaine à son successeur dont le nom sera connu le 23 juillet. Son ancien ministre des Affaires étrangères Boris Johnson fait figure de favori face à l'actuel chef de la diplomatie du pays Jeremy Hunt.

Selon le Times, Boris Johnson souhaite se rendre aussi vite que possible aux Etats-Unis pour négocier un accord de libre-échange pour après le Brexit.