Alors qu'il quittait un centre communal de la ville de Lago Puelo, dans la province du Chubut (sud) en Patagonie, le chef de l'Etat a dû se protéger derrière un corridor humain face à l'avancée des protestataires.

Ces derniers ont ensuite stoppé le minibus transportant le président, frappant le véhicule à coups de pied et de poing et jetant des pierres dans sa direction, au point de casser des vitres, selon des images diffusées par la chaîne TN et le quotidien Clarin.

Selon ce journal, les manifestants protestaient contre les projets miniers dans la province de Chubut et contre le gouverneur local, Mariano Arcioni.

"La violence dont une poignée de personnes ont fait preuve à l'occasion de ma visite à Lago Puelo ne correspond pas à la vocation qui nous anime. Je suis sûr que cette violence n'est pas davantage partagée par le peuple de Chubut et par ceux qui vivent dans notre chère Argentine", a commenté M. Fernandez sur Twitter quelques heures après l'incident.

Les incendies dans la région ont fait depuis le début de la semaine un mort et onze disparus. Des dizaines de personnes ont dues être évacuées devant l'avancée des flammes et environ 250 habitations ont été détruites, selon un bilan actualisé samedi.

Les feux ont ravagé 1.500 hectares de forêt selon la Défense civile, jusqu'à 15.000 selon la presse.

Les incendies ont fait "d'énormes dégâts", avait souligné dans la semaine le ministre de l'Environnement, Juan Cabandié, précisant que plusieurs localités n'avaient plus ni eau ni électricité.