"Le président pense comme moi que la meilleure manière, peut-être la seule manière d'assurer à Israël son avenir en tant qu'Etat juif démocratique, et de donner aux Palestiniens l'Etat auquel ils ont droit, c'est la solution dite à deux Etats", a-t-il affirmé.

Devant les sénateurs américains, il a toutefois reconnu qu'une telle solution n'était pas "réaliste" à "court terme", appelant dans l'immédiat Israéliens et Palestiniens à "éviter des mesures unilatérales qui rendent cela encore plus complexe".

Le président américain sortant Donald Trump a présenté il y a un an son plan de paix pour le Proche-Orient, qui n'octroie aux Palestiniens qu'un Etat démilitarisé et réduit à sa portion congrue, avec une capitale en périphérie de Jérusalem et privé des colonies israéliennes qui seraient annexées par l'Etat hébreu.

L'Autorité palestinienne a rejeté en bloc cette proposition, refusant à l'administration Trump le statut de médiateur. Elle avait déjà rompu tout contact avec les Etats-Unis lorsque Donald Trump avait, au début de son mandat, pris la décision controversée de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël et d'y transférer l'ambassade américaine, jusque-là installée à Tel Aviv, en rupture avec le consensus international.

Antony Blinken a déclaré que le futur gouvernement démocrate ne reviendrait pas sur ces deux décisions concernant Jérusalem et l'ambassade.

Il a aussi assuré que "l'engagement" du futur gouvernement américain "en faveur de la sécurité d'Israël" était "sacro-saint".