Une femme d'une cinquantaine d'années de l'Orégon est ainsi décédée après avoir développé des caillots sanguins ainsi qu'un faible taux de plaquettes deux semaines après avoir reçu l'injection. La deuxième enquête concerne une patiente texane. Les autorités américaines avaient suspendu mardi dernier l'utilisation du vaccin développé par le laboratoire américain Johnson & Johnson afin d'enquêter sur six femmes ayant développé des cas graves de caillots sanguins associés à de faibles niveaux de plaquettes après avoir reçu leur injection. Un cas s'étant par ailleurs révélé mortel. Environ sept millions d'Américains avaient alors déjà reçu le vaccin.

L'habitante de l'Oregon a reçu le vaccin début avril avant qu'une interruption des injections ne soit décidée le 13 avril, selon les autorités sanitaires de l'État. Il reste toutefois encore à déterminer si le vaccin est à l'origine des troubles constatés chez la patiente. Selon un haut responsable des services de santé de l'Etat de l'Orégon, les symptômes présentés par l'intéressée sont comparables à ceux constatés chez les autres patientes.

Le CDC discutera vendredi de la suite à donner concernant l'utilisation du vaccin Janssen, une filiale du géant pharmaceutique américain Johnson & Johnson.

L'Agence européenne des médicaments (EMA) a décidé mardi que le vaccin pouvait continuer à être administré en raison d'un rapport bénéfices/risques favorable. Le fabricant précisant dans la foulée qu'il reprendrait ses livraisons à l'Europe. En Belgique, le Conseil supérieur de la Santé (CSS) doit se prononcer vendredi quant à l'utilisation du vaccin Janssen dans notre pays. L'avis ne pourrait toutefois n'être communiqué qu'après une nouvelle réunion des ministres de la Santé au début de la semaine prochaine.