Une juge bolivienne a annulé les accusations portées contre l'ancien président Evo Morales concernant la fraude électorale et a mis fin à l'affaire en cours à l'encontre de ce dernier. Evo Morales a démissionné après les élections d'octobre 2019 sous la pression des militaires. Selon l'armée et de nombreux Boliviens, le président de l'époque avait remporté les élections par la fraude.

La cheffe de l'opposition Jeanine Áñez (centre-droit) l'avait remplacé et a assumé la fonction de présidente par intérim jusqu'en novembre de cette année.

Lors des élections d'octobre, le parti de gauche de M. Morales a remporté une nouvelle victoire et Luis Arce est désormais le leader du pays.

Après les élections, M. Morales s'est enfui à l'étranger et ses partisans ont parlé d'un coup d'État.

L'ancien président est à présent de retour en Bolivie. Il a été sifflé lundi soir lorsqu'il est apparu sur scène et assailli de chaises en plastique.

L'opposition a fait appel de la décision du tribunal, convaincue que le Mouvement vers le socialisme (MAS) d'Evo Morales a violé l'État de droit.