"Ce n'est pas un homme politique traditionnel. Il ne fait pas que parler, il obtient des résultats", a lancé la Première dame des Etats-Unis, critiquant à plusieurs reprises, en écho aux attaques répétées du président américain, l'attitude des médias.

Au deuxième jour d'une convention républicaine où le nouveau coronavirus n'a été que très rarement évoqué, l'ex-mannequin d'origine slovène, 50 ans, a marqué sa différence en insistant sur les ravages causés par le virus.

"Depuis mars, nos vies ont radicalement changé (...) Je sais que beaucoup de gens sont inquiets, je veux que vous sachiez que vous n'êtes pas seuls", a-t-elle lancé depuis les jardins de la Maison Blanche. Promettant que "Donald" ferait tout son possible pour prendre soin de tous ceux qui sont touchés, elle a dénoncé les "attaques" du camp démocrate et les "ragots" colportés par les médias.

A dix semaines de l'élection présidentielle, le discours de la troisième femme de Donald Trump était d'autant plus attendu qu'elle est très en retrait depuis le début de la campagne.

Dans ce discours lu avec application sur les deux téléprompteurs placés face à elle, la "First Lady" a contribué à faire passer un message moins anxiogène que celui véhiculé jusqu'ici par le "Grand Old Party".

L'équipe du milliardaire républicain avait annoncé une convention "très optimiste et gaie". Mais c'est en évoquant la possible "mort du rêve américain" si Joe Biden l'emportait que le président américain a officiellement lancé sa campagne de réélection lundi.

Largement devancé dans les sondages nationaux, donné battu, d'une plus courte avance, dans de nombreux Etats-clés, Donald Trump a été officiellement investi lundi par son parti à Charlotte, en Caroline du Nord, et a promis une nouvelle victoire.

Le milliardaire acceptera officiellement jeudi, et pour la deuxième fois, la nomination de son parti, lors d'un discours dans les jardins de la Maison Blanche.