Le texte prévoit de transférer 7,77 millions de dollars depuis l'enveloppe de 179 millions réservée aux forces de l'ordre, soit moins de 5%, vers des mesures visant à "prévenir la violence et développer le bien-être de la communauté", selon le conseiller municipal Steve Fletcher, cité par CNN.

Le nombre de policiers devrait par ailleurs rester inchangé, comme le souhaitait le maire de la ville du Minnesota, Jacob Frye, qui avait menacé d'opposer son veto au budget si tel n'était pas le cas.

La mort de George Floyd, étouffé sous le genou d'un policier blanc, avait déclenché une vague de manifestations contre les violences policières et le racisme, et multiplié les appels à "couper les fonds à la police" ("Defund the police").

Le conseil municipal de Minneapolis, qui avait d'abord en juin annoncé son intention de "démanteler" sa police pour "reconstruire un nouveau modèle de sécurité publique", avait finalement échoué dans cette entreprise après qu'une commission non élue avait refusé de faire figurer la question au menu des élections du 3 novembre.

Partout ailleurs, les appels à réformer en profondeur la police ont été mis en sourdine à l'approche des élections, face au découragement des agents de police, à un regain de violences dans les grandes villes et à la récupération politique du débat.

Minneapolis enregistrait fin octobre une recrudescence de fusillades et d'homicides, déjà au nombre de 65 depuis le début de l'année contre 49 pour tout 2019, ce qui avait poussé le chef de la police à réclamer plus de moyens et pas le contraire.

Même le démocrate Joe Biden s'était distancié des appels à "couper les fonds de la police", vivement critiqués par le président Donald Trump.