Bloquée à Trujillo, à 600 km au nord de Lima, au Pérou, Barbara attend des nouvelles de la Belgique pour savoir quand elle pourra rentrer. Le pays sud-américain est en lockdown depuis lundi.

"Pour l’instant, on a encore de l’espoir. Mais ça va diminuer avec le temps". Barbara, une Belge partie au Pérou en février dernier, devait rentrer ce lundi en Belgique. Manque de chance, c’est à partir de ce lundi que le pays a décidé de passer en lockdown et clouer au sol tous les avions. Le pays a fermé toutes ses frontières pour les quinze prochains jours. Un lockdown bien plus important qu’en Belgique, car quasiment tous les magasins sont fermés. "Il y a des restrictions sévères, c’est un lockdown total. On nous dit qu’il y a quelques magasins ouverts, mais je ne sais pas où. Je n'en vois aucun. Il n’y a presque plus de taxis ou de bus. Ils retirent les permis aux gens qui prennent le volant sans autorisation", détaille Barbara. Trouver de quoi se nourrir est visiblement assez compliqué également.

"Hier, on a pu trouver des chips, des biscuits, de l’eau. L’auberge où nous sommes nous a donné un peu de pain, mais les personnes qui la tiennent doivent aussi nourrir leur famille, et ils ont très peu de stocks", ajoute-t-elle.

"L’ambassade belge nous dit de nous débrouiller pour trouver à manger. On est confinés dans une chambre où on a l’impression d’étouffer. Pour l’eau, on peut encore se débrouiller avec l’eau du robinet et des cachets de décontamination, mais on ne sait pas comment cela va évoluer", dit-elle.

"On a l'impression d'être des pestiférés"

Pour le moment, elle ne se sent pas en insécurité, mais elle avoue que les Péruviens se méfient des blancs. "Les taxis ne nous prennent pas. On leur fait peur parce qu'on est européens. On a l’impression d’être des pestiférés. On espère vraiment que la Belgique va prendre ses responsabilités. Je sais que personne n’est responsable du virus, mais des mesures doivent être prises pour les Belges à l’étranger", ajoute-t-elle.