Ce vétéran de la lutte des Afro-Américains a mené toute sa vie une bataille acharnée contre la discrimination raciale, et a été battu par la police et arrêté à de multiples reprises lors de protestations.

"Peu d'entre nous vivent pour voir notre propre legs se développer d'une manière aussi remarquable et significative. John Lewis l'a fait", a réagi l'ancien président Barack Obama. Le démocrate, qui a succombé à un cancer du pancréas, "aimait tant son pays qu'il a risqué sa vie pour lui", a-t-il ajouté.


Donald Trump s'est lui dit "attristé" par la mort de ce "héros des droits civiques", dans un message laconique illustrant le peu d'estime portée à celui qui avait boycotté son investiture en janvier 2017. Le président a aussi ordonné que les drapeaux soient mis en berne sur tous les bâtiments publics, y compris à la Maison Blanche.


Auparavant, la porte-parole de la présidence, Kayleigh McEnany, avait salué "une icône" laissant "un héritage durable qui ne sera jamais oublié".

Considéré comme une des voix les plus respectées du pays pour la justice et l'égalité, John Lewis avait malgré la maladie fait son retour à Washington en juin, en pleine tourmente après la mort de George Floyd aux mains de la police à Minneapolis, pour participer à la mobilisation antiraciste du mouvement Black Lives Matter.

"Les vents soufflent, le grand changement arrive", avait-il déclaré quelques jours plus tôt.

Les hommages sont également venus du camp républicain.

Mitch McConnell, président du Sénat, a loué ce "pionnier des droits civiques qui n'a pas hésité à mettre sa vie en jeu pour combattre le racisme, promouvoir l'égalité des droits et placer notre nation en accord avec ses principes fondateurs".

Et à l'étranger, le président français Emmanuel Macron a rendu hommage à un "héros" grâce à qui "tant de progrès ont été conquis".