Le rapport de l'Inspecteur général a conclu que le ministère avait "complètement respecté la loi et n'a décelé aucune faute dans la façon dont l'administration a fait usage de la procédure d'urgence prévue dans la loi", a indiqué aux journalistes ce haut responsable ayant requis l'anonymat.

Il n'a pas précisé quand serait publié ce rapport alors que cette affaire a provoqué le limogeage de l'inspecteur général ayant lancé cette enquête, Steve Linick, mais le département d'État en a divulgué des extraits dans un communiqué.

M. Pompeo avait été accusé d'abus de pouvoir après avoir eu recours en mai 2019 à une obscure procédure d'urgence pour débloquer, malgré l'opposition du Congrès américain, des ventes d'armes d'une valeur de 8,1 milliards de dollars à l'Arabie saoudite et d'autres alliés arabes.

Les élus avaient bloqué cette vente pour protester contre l'assassinat quelques mois plus tôt du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, attribué par les services de renseignement américains au prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane.

Selon le communiqué du département d'État, le rapport conclut que "l'usage par le secrétaire d'État en mai 2019 de la procédure d'urgence a été effectué conformément à la section 36 de l'AECA", la loi sur l'exportation de l'armement.

Il est précisé que "la certification d'urgence a été correctement effectuée" et que la documentation était conforme aux règlementations", ajoute le ministère.

Selon le département d'État, le rapport souligne que cette procédure d'urgence a été employée par cinq des sept derniers président américains.