"Nous sommes en train de vivre la toute fin de la pandémie", a dit le chef de l'Etat lors d'un événement officiel à Porto Alegre (sud).

"Si on regarde les autres pays du monde, notre gouvernement est celui, ou l'un de ceux, qui se sort le mieux de la pandémie", a-t-il assuré, alors que le Brésil est le deuxième pays le plus endeuillé au monde derrière les Etats-Unis, avec bientôt 180.000 morts en huit mois.

Le président, lui-même contaminé en juillet, n'a eu de cesse de minimiser ce qu'il a qualifié de "petite grippe". Il a le plus souvent ignoré le port du masque, provoqué lui-même des rassemblements et rejeté les mesures de confinement, au nom de la sauvegarde de la première économie d'Amérique latine.

Il a aussi provoqué le départ successif de deux ministres de la Santé qui ne partageaient pas sa passion pour l'hydroxychloroquine, un traitement dont l'efficacité n'a jamais été prouvée scientifiquement.

"Nous devons apporter à la population la tranquillité et non le chaos", a dit le président d'extrême droite. "Nous regrettons profondément les morts mais nous surmontons les obstacles", a-t-il ajouté.

Après un interminable plateau de juin à août à plus de 1.000 morts par jour, les courbes se sont mises à baisser jusqu'à 300 morts en moyenne par 24 heures en novembre au Brésil. Mais, mardi et mercredi, le bilan quotidien s'élevait à plus de 800 décès.

Le Brésil a annoncé jeudi son premier cas de réinfection du Covid-19, à quatre mois d'intervalle. Les lits en soins intensifs des hôpitaux publics de Rio de Janeiro (sud-est) sont occupés à 100%.

La vaccination est au cœur d'une guerre politique entre Jair Bolsonaro et le gouverneur de l'Etat de Sao Paulo (sud-est), premier foyer de contamination du pays, Joao Doria, un probable adversaire pour la présidentielle de 2022.

M. Doria, en pointe dans la lutte contre le coronavirus, veut un démarrage des vaccinations avec le vaccin du chinois Sinovac, le CoronaVac, dès le 25 janvier, une fois qu'il aura été autorisé au Brésil.