M. Kennedy, 39 ans, a concédé sa défaite, a indiqué une de ses porte-parole, citée par le Boston Globe. Selon des résultats encore partiels portant sur quelque 43% des suffrages comptabilisés, il a perdu face au sénateur sortant Edward Markey, 74 ans, par quelque 10 points d'écart.

Ce résultat, que les derniers sondages avaient anticipé, est amer pour M. Kennedy, qui passait en 2019 pour une étoile montante du parti démocrate. Et semblait initialement bien parti pour détrôner M. Markey, élu du Congrès depuis 44 ans dont sept au Sénat.

Elu à la Chambre des représentants en 2012, Joseph Kennedy III, petit-fils de l'ex-ministre de la Justice Robert Kennedy assassiné en 1968, se présentait pourtant comme plus proche du terrain, des familles modestes et des minorités que son rival septuagénaire - autant d'arguments qui ont permis à de jeunes militants "progressistes" de détrôner des barons du Congrès dans plusieurs primaires démocrates depuis 2018.

M. Kennedy, soutenu par la cheffe des démocrates au Congrès Nancy Pelosi, faisait à M. Markey le reproche classique de passer trop de temps à Washington. Mais ses attaques n'ont pas atteint sérieusement son rival, d'autant que les positions des deux hommes semblaient très proches.

Est-ce la fin de la dynastie politique des Kennedy? Ce n'est pas dit: la récente convention démocrate a relancé les spéculations sur la possibilité que le petit-fils du président assassiné, Jack Kennedy Schlossberg, reprenne le flambeau.

Agé de 27 ans, il est apparu brièvement avec sa mère dans une vidéo appelant à voter pour Joe Biden en disant, en écho à une phrase légendaire de son grand-père: "Nous pouvons atteindre de nouvelles frontières, mais uniquement avec un président qui demande ce qu'il peut faire pour notre pays".

Souvent interrogé sur une éventuelle carrière politique, ce jeune étudiant de Harvard, lui aussi très télégénique, a jusqu'ici toujours refusé de se prononcer.