Après Bernie Sanders et Barack Obama, l'ex-candidate à la présidentielle américaine Elizabeth Warren a déclaré mercredi son soutien à Joe Biden dans la course à la Maison Blanche, s'engageant dans une campagne électorale bouleversée par la crise du coronavirus pour battre Donald Trump en novembre.

"En ces temps de crise, il est plus important que jamais que le prochain président rende aux Américains leur foi en un gouvernement bon et efficace", a déclaré la sénatrice progressiste dans une vidéo mise en ligne sur Twitter. "Et nous ne pouvons pas nous permettre de laisser Donald Trump continuer à mettre en péril les vies et les emplois des Américains. C'est pour cela que je suis fière de soutenir Joe Biden", 77 ans, pour la présidentielle du 3 novembre, ajoute-t-elle. Un temps bien placée dans la primaire démocrate, Elizabeth Warren, 70 ans, avait ensuite plongé dans les sondages puis essuyé une série de cuisantes défaites lors des premiers scrutins, qui l'avaient poussée à abandonner le 5 mars. Elle avait depuis réservé son soutien dans un silence remarqué. 

Le sénateur indépendant Bernie Sanders, dernier grand rival de Joe Biden en lice dans la primaire, s'est rallié à l'ancien vice-président lundi. Puis l'ancien président Barack Obama, très populaire chez les démocrates et poids lourd du parti, a suivi mardi en déclarant son soutien à son ancien bras droit. Tous évoquent les huit ans passés par Joe Biden à la vice-présidence, lorsqu'il avait notamment supervisé la mise en oeuvre d'un immense plan de relance économique pour sortir de la crise financière de 2007/2008, mais soulignent aussi son sens de l'"empathie", qui pourrait, selon eux, l'aider à panser les plaies des Etats-Unis. "Mais quand Donald Trump sera parti, nous devrons faire plus que de panser les plaies d'une nation amèrement divisée. Nous devrons reconstruire et transformer notre pays. Et j'ai pu déjà voir comment Joe Biden avait aidé une nation à se reconstruire", déclare Elizabeth Warren dans son message de soutien. La pandémie de coronavirus a paralysé la campagne électorale sur le terrain. Avec ses briefings quotidiens à la Maison Blanche, Donald Trump reste lui très visible pendant la crise, dont l'impact électoral est incertain.