Barack Obama a déclaré mardi qu'un "grand sursaut" traversant les Etats-Unis pourrait permettre de battre Donald Trump en novembre, lors d'une levée de fonds en ligne organisée pour son ancien vice-président et candidat démocrate à la Maison Blanche Joe Biden. Grâce à cet événement en ligne mettant en vedette un Barack Obama encore très populaire chez les démocrates, Joe Biden a récolté 7,6 millions de dollars versés par plus de 175.000 petits donateurs, soit un record pour sa campagne, selon son équipe.

Après s'être longtemps fait discret, Barack Obama s'est exprimé à plusieurs reprises depuis la mort de George Floyd, le 25 mai, qui a provoqué un mouvement historique de protestation contre les violences policières et le racisme aux Etats-Unis.

"Je suis ici pour dire que l'aide va arriver à condition que nous faisions notre part, parce qu'il n'y a personne en qui j'ai plus confiance pour panser les blessures de ce pays et repartir sur les rails que mon grand ami Joe Biden", a déclaré le 44e président des Etats-Unis. La Maison Blanche, sous Donald Trump, ainsi que les républicains et les médias conservateurs ont frappé "aux bases même de ce que nous sommes", a-t-il accusé.

Mais "la bonne nouvelle, ce qui me rend optimiste, c'est le fait qu'il y ait un grand sursaut à travers le pays, particulièrement chez les plus jeunes, qui disent non seulement qu'ils en ont assez de l'approche chaotique, désorganisée, mesquine du gouvernement" de Donald Trump, "mais qui ont plus qu'envie de s'attaquer aux défis qui pèsent sur ce pays depuis des siècles", a-t-il ajouté. "Notre pays est meilleur, plus généreux et intelligent que ce que Donald Trump peut comprendre", a déclaré Joe Biden, 77 ans, qui l'affrontera dans les urnes le 3 novembre. Barack Obama, 58 ans, lui avait accordé son soutien le 14 avril.

Malgré une campagne brusquement paralysée en mars par la pandémie, le confinement puis les mesures de précaution pour éviter la propagation du Covid-19 qu'il respecte à la lettre et l'empêchent de faire beaucoup de terrain, l'ancien bras droit a pris le large ces dernières semaines dans les sondages devant Donald Trump.

Mais il reste plus de quatre mois d'une campagne qui s'annonce acharnée, et les élections présidentielles américaines se jouent souvent à l'échelle de quelques Etats clés, qui basculent d'un parti à l'autre.