"J'accepte votre nomination à la vice-présidence des Etats-Unis d'Amérique", a déclaré la sénatrice de Californie.

"Ma mère m'a appris qu'aider les autres donne un sens à la vie", a-t-elle poursuivi, ajoutant que sa mère, d'origine indienne, "n'aurait probablement jamais imaginé que je me tiendrais ici devant vous".

"Nous méritons beaucoup mieux!", a encore lancé, déterminée, celle qui pourrait le 3 novembre écrire un nouveau chapitre de l'histoire américaine en devenant la première femme à accéder à la vice-présidence.

Dénonçant "le chaos permanent", l'"incompétence" et la "cruauté", cette ancienne procureure générale a appelé à la mobilisation pour éviter un nouveau revers, après celui - inattendu - d'Hillary Clinton en 2016.

"L'absence de leadership de Donald Trump a coûté des vies" au pays, a-t-elle lancé, évoquant la pandémie de Covid-19 qui a fait plus de 170.000 morts aux Etats-Unis.

"Il n'y pas de vaccin pour le racisme, nous devons faire le travail", a-t-elle ajouté dans un discours truffé d'anecdotes personnelles, avant qu'un Joe Biden tout sourire ne vienne la rejoindre sur scène - en respectant la distanciation physique.

La convention démocrate, organisée cette année totalement en ligne en raison du Covid-19, doit s'achever jeudi avec le discours de Joe Biden, qui, à 77 ans, près d'un demi-siècle après son entrée politique, brigue la présidence de la première puissance mondiale.