Une mairie et plusieurs bâtiments ont été attaqués jeudi lors d'une vague de violences dans un village indigène au Mexique, à la suite de rumeurs autour du coronavirus propagées sur Facebook, ont indiqué les autorités locales. "Une trentaine de personnes environ, 30 vulgaires délinquants ont essayé de tromper les gens à Venustiano Carranza en leur faisant croire que le problème du Covid-19 n'existait pas", a déclaré le gouverneur de l'Etat du Chiapas (sud), Rutilio Escandón, dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux.

A l'origine de cette attaque contre la mairie, un local commercial et trois maisons, des affirmations sur Facebook, relayées par des médias locaux, selon lesquelles "le coronavirus n'existe pas" et qu'un drone avait été abattu dimanche alors qu'il répandait une poudre blanche asséchant les poumons.

Ce texte, truffé d'allusions politiques, évoquait alors une "attaque chimique" commanditée par les autorités régionales contre l'ethnie tzotzil.

Ce n'est pas la première vague de violences enregistrée au Mexique depuis le début de l'épidémie. D'autres troubles ont eu lieu dans des localités situées dans les Etats de Michoacán (ouest) et Oaxaca (sud) à l'occasion d'opérations de désinfection.

Avec 120 millions d'habitants, le Mexique est le deuxième pays d'Amérique latine avec le plus grand nombre de morts après le Brésil, qui enregistre plus de 9.000 décès.