"Notre ambassade à Bagdad a été touchée dimanche par plusieurs roquettes", a rappelé le président américain sortant sur Twitter, évoquant une attaque qui a causé des dégâts matériels mais aucun décès.

"Devinez d'où elles venaient: d'IRAN", a-t-il ajouté.

"Maintenant nous entendons des spéculations sur de nouvelles attaques contre des Américains en Irak", a-t-il poursuivi, avant d'adresser "un conseil salutaire et amical à l'Iran: si un Américain est tué, je tiendrai l'Iran pour responsable". "Réfléchissez bien", a-t-il mis en garde, sans plus de précisions.


Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo avait déjà pointé Téhéran du doigt. Et le chef des forces américaines au Moyen-Orient, le général Frank McKenzie, a prévenu que les Etats-Unis étaient "prêts à réagir" en cas d'attaque iranienne pour marquer l'anniversaire du décès de Qassem Soleimani.

En réponse, l'Iran a exhorté lundi les autorités américaines à ne pas provotrumquer des "tensions".

Donald Trump avait ordonné le 3 janvier 2020 une attaque au drone pour éliminer le puissant général iranien alors qu'il se trouvait à Bagdad.

La région avait alors retenu son souffle dans la crainte d'une escalade incontrôlée qui n'a finalement pas eu lieu. Mais la tension remonte à l'approche du premier anniversaire de cette opération, et alors que le président américain qui mène une politique de "pression maximale" contre Téhéran entre dans les dernières semaines de son mandat.

Washington a déjà réduit récemment son personnel diplomatique dans la capitale irakienne, et les spéculations sur une fermeture pure et simple de son ambassade, récurrentes, refont surface ces derniers jours.