Les sénateurs républicains Ted Cruz, Tom Cotton ou Joshua Hawley figurent notamment sur cette liste qui complète une première sélection, présentée à l'occasion de la campagne de 2016 et révisée en 2017. 

"S'il doit y avoir un poste vacant à la Cour suprême des Etats-Unis pendant la présidence, mon candidat viendra de ces listes que j'ai partagées avec les Américains", a-t-il déclaré lors d'une intervention depuis la Maison Blanche. "Un, deux, trois ou même quatre" des neuf sièges à la Cour suprême pourraient se libérer dans les quatre prochaines années, a-t-il ajouté, en estimant que nommer ces hauts magistrats était "la décision la plus importante qu'un président puisse prendre après une déclaration de guerre". 

Donald Trump a invité son rival, le démocrate Joe Biden, à suivre son exemple, l'accusant de taire son choix "parce que ses candidats sont tellement à l'extrême gauche qu'ils ne résisteraient pas à un examen public attentif". Selon lui, "si ces extrémistes obtenaient une majorité à la Cour suprême, cela transformerait radicalement l'Amérique", "en obligeant les contribuables à payer pour les avortements" ou encore "en déclarant la peine de mort anticonstitutionnelle".

 Selon la Constitution américaine, l'ensemble des juges fédéraux sont nommés à vie par le président et confirmés par le Sénat. Pour séduire la droite religieuse, Donald Trump s'était engagé en 2016 à ne nommer que des juges conformes à leurs valeurs. Depuis son élection, il a fait entrer deux magistrats au sein du temple du Droit, qui arbitre les grands débats de la société américaine. 

Fort de la majorité républicaine à la chambre haute, il a également imprimé une marque durable sur l'ensemble des tribunaux fédéraux, en nommant 200 juges conservateurs, souvent jeunes, sur les 860 postes existants, selon le site officiel Federal judicial center. 

Mercredi, il a promis que d'ici la fin de son mandat, ce chiffre s'élèverait à 300 juges.