A la veille du cap symbolique des 100 jours, le locataire de la Maison Blanche déclinera son "Projet pour les familles américaines", présenté par la Maison Blanche comme un "investissement historique" dans l'éducation et l'enfance.

Le démocrate est très attendu sur le financement de ses ambitieux projets: il proposera en particulier d'augmenter les impôts sur les revenus du capital pour les 0,3% d'Américains les plus riches.

Selon plusieurs médias, ce taux d'imposition devrait être quasiment doublé, passant de 20% à 39,6%.

Cette allocution marquera aussi le début d'un âpre combat au Congrès: si son plan de soutien à l'économie de 1.900 milliards de dollars a franchi l'obstacle sans véritable difficulté, les discussions sur ses gigantesques plans d'investissement dans les infrastructures et l'éducation s'annoncent beaucoup plus houleuses.

A la tribune, le président démocrate devrait vanter les "progrès extraordinaires", selon ses termes, réalisés aux Etats-Unis ces derniers mois face au Covid-19 avec en particulier la fulgurante accélération du rythme de vaccination.

Plus de 96 millions de personnes, soit près de 30% de la population, sont considérées comme totalement vaccinées. Et, dans une décision chargée en symboles, les autorités sanitaires ont annoncé mardi que les Américains ayant reçu les piqûres salvatrices n'avaient désormais plus besoin de porter de masque en extérieur, sauf au milieu d'une foule.

"Le président travaille sur ce discours depuis plusieurs semaines", a souligné Jen Psaki, porte-parole de la Maison Blanche, qui a promis un volet diplomatie.

"Il rappellera notre détermination à nous impliquer de nouveau pleinement dans les affaires du monde", a-t-elle ajouté, évoquant en particulier les relations avec la Chine.

Si le discours présidentiel sur la colline du Capitole est un rituel qui rythme la vie politique américaine, celui de cette année, prévu à 21H00 (jeudi 03H00 HB), se déroulera dans une atmosphère singulière, Covid-19 oblige.