Donald Trump a annoncé mardi que le successeur "numéro un" du chef du groupe Etat islamique tué lors d'un raid des forces américaines le week-end dernier avait été lui aussi "éliminé".

"Viens d'avoir confirmation que le remplaçant numéro un d'Abou Bakr al-Baghdadi avait été éliminé par les troupes américaines. (Il) aurait très certainement pris la tête (du groupe) - Maintenant il est mort aussi!", a tweeté le président américain.

Le locataire de la Maison Blanche n'a pas donné l'identité de cet individu ni fourni de détails sur les circonstances de son décès.

 

Qui pour succéder à Baghdadi ?

La liste des potentiels remplaçants de Baghdadi est courte, soulignent certains experts. Liste encore raccourcie avec l'annonce de la mort, dans un autre raid dimanche dernier dans le nord de la Syrie, du porte-parole de l'EI Abou Hassan Al-Mouhajir, une figure connue qui faisait partie des remplaçants possibles.

Les comptes associés à l'EI sur les réseaux sociaux n'ont pas mentionné jusqu'à présent la mort de Baghdadi et il n'y est logiquement pas question de successeur.

Selon Hicham al-Hachémi, un expert irakien de l'EI, deux candidats pourraient être sur les rangs: Abou Othman al-Tounsi et Abou Saleh al-Jouzrawi, aussi connu sous le nom de Hajj Abdallah.

Le premier est un ressortissant tunisien qui préside le conseil de choura de l'EI, un organe politique consultatif, sur lequel on sait très peu de choses, explique l'expert.

Le second est un Saoudien présidant le "Conseil des délégués" de l'EI, qui détient un rôle exécutif.

Les deux hommes, explique M. Hachémi, ont le même handicap, majeur: aucun n'est originaire de Syrie ou d'Irak - Baghdadi était Irakien -, les deux pays dont la grande majorité des combattants de l'EI est issue. Choisir un chef sans tenir compte de ce facteur "pourrait conduire à des défections", note M. Hachémi.

Reste à voir si la personne abattue et dont Donald Trump fait allusion est l'un de ces potentiels successeurs.