"Personnellement je n'aurais aucun problème avec ça", "je n'aurais aucun problème à leur vendre des F-35", a dit le président des Etats-Unis sur la chaîne Fox News trois heures avant la cérémonie de signature, mettant en avant les "nombreux emplois" que créerait un tel contrat côté américain.

Israël et les Emirats ont annoncé le 13 août avoir conclu, sous l'égide des Etats-Unis, un accord historique qui fait de la monarchie pétrolière du Golfe le troisième pays arabe à reconnaître l'Etat hébreu, après l'Egypte et la Jordanie. Bahreïn a décidé la semaine dernière d'en faire autant.

Mais un premier imbroglio sur les contreparties d'un tel accord a surgi autour des avions de chasse furtifs américains, que les Emirats veulent acquérir de longue date.

Washington s'est-il engagé à leur vendre? Le mystère persiste.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a dit s'opposer à cette vente, pour préserver la supériorité militaire de son pays dans la région.

Or les Etats-Unis se sont aussi engagés à ne pas remettre en cause cette supériorité militaire qualitative, un objectif désormais inscrit dans la loi américaine.

"C'est quelque chose dont nous discutons, c'est une phase de consultations", avait dit la semaine dernière Jared Kushner, le conseiller et gendre du président américain, au sujet des F-35.

Il avait assuré que le gouvernement américain respecterait la loi sur la supériorité militaire israélienne.

"Mais les Emirats arabes unis sont une grande armée partenaire de l'Amérique", avait-il ajouté. "Ils sont à la frontière avec l'Iran et font face à de vraies menaces", avait-il souligné, assurant qu'une vente était discutée "très sérieusement".