Les dépenses occasionnées par les voyages de Donald Trump pour jouer au golf s'élèveraient, selon les estimations du HuffPost, à environ 115 millions de dollars (104,5 millions d'euros) depuis son entrée à la Maison Blanche. Soit l'équivalent de 287 années de salaire présidentiel, dont il se targue de faire don à l'Amérique.

223. C'est le nombre de jours passés sur les greens par Donald Trump depuis le début de son mandat. Avant son élection, pourtant, il critiquait Barack Obama pour sa passion du golf. Son prédécesseur y avait pourtant consacré... 88 jours, et souvent sur des parcours proches de la Maison-Blanche. "J'aime le golf, mais si je suis élu, je ne pense pas que je reverrais Turnberry. Je ne pense pas que je reverrais Doral", affirmait même Trump.

Turnberry et Doral, deux terrains qui lui appartiennent. Et une partie du problème réside précisément dans le fait que le Président fait dépenser des centaines de milliers, voire des millions de dollars du contribuable américain dans ses propres hôtels et parcours de golf. En se basant sur les informations des cinq premiers mois de son mandat, ce sont près de 2,3 millions de dollars qui auraient été dépensés jusqu'ici par l'administration dans ses propres business. "Le souci n'est pas qu'il aime le golf", explique Jordan Libowitz, du groupe Citizens for responsibility and ethics, au HuffPost. "Le souci est qu'il a passé une grande partie de son mandat à faire des apparitions promotionnelles dans ses golfs en difficulté, en laissant la facture aux contribuables."

Donald Trump s'est déplacé 77 fois sur ses parcours de Bedminster, dans le New Jersey, et de Virginie du Nord, 25 fois à Palm Beach (en prenant en compte son voyage actuel à l'occasion de Thanksgiving), 4 fois sur celui de Jupiter, en Floride, deux fois à Turnberry, et une fois à Los Angeles et Doral, en Floride. 

Chaque voyage à Palm Beach coûte environ 3,4 millions de dollars. Une grande partie de cette somme est consacrée au transport du président et des personnes qui l'accompagnent à bord d'Air Force One, ainsi qu'aux avions cargo chargés de transporter sa limousine blindée et les autres véhicules du cortège.