Le président américain Donald Trump a traité mardi l'ambassadeur britannique à Washington de "type très stupide", tout en réitérant ses attaques contre la Première ministre Theresa May et en jugeant que les négociations sur le Brexit étaient un "désastre".

Les relations entre les Etats-Unis et le Royaume-Uni traversent une tempête depuis la publication samedi de câbles diplomatiques dans lesquels le diplomate, Kim Darroch, critique vivement l'administration Trump.

Le président américain avait affirmé lundi que les Etats-Unis n'auraient "plus de contact" avec l'ambassadeur mais Theresa May --dont le successeur doit être désigné à la fin du mois-- avait rapidement réaffirmé son soutien à ce dernier.

Le milliardaire républicain a repris ses assauts mardi matin sur Twitter: "Le farfelu ambassadeur que le Royaume-Uni a refilé aux Etats-Unis n'est pas une personne qui nous emballe, un type très stupide".

Soulignant ne pas connaître M. Darroch, M. Trump a ajouté avoir entendu dire que l'ambassadeur était "un imbécile prétentieux".

"Dites-lui que les Etats-Unis ont désormais la meilleure économie et la meilleure armée au monde, de loin, et qu'elles sont toutes deux en train de devenir plus grandes, meilleures et plus fortes... Merci M. le président!", a-t-il poursuivi.

M. Trump revient également sur la sortie britannique de l'Union européenne, suggérant que l'ambassadeur parle "avec son pays, et avec la Première ministre May, au sujet de leurs négociations ratées sur le Brexit, et ne pas être contrarié par mes critiques sur la façon terrible dont cela a été mené".

"J'ai dit à Theresa May comment réaliser cet accord mais elle a fait à sa façon ridicule -incapable d'y parvenir. Un désastre!", a lancé M. Trump.

Dans les câbles diplomatiques publiés samedi soir par le journal dominical britannique Mail on Sunday, l'ambassadeur britannique qualifie notamment le président américain d'"instable" et d'"incompétent".

Ces câbles, dont certains remontent à 2017, n'avaient pas vocation à être révélés au public.

M. Darroch est en poste à Washington depuis janvier 2016.

Le gouvernement britannique a annoncé l'ouverture d'une enquête pour identifier les responsables de cette fuite, n'excluant pas l'intervention de la police le cas échéant.