Lisa Montgomery, condamnée à la peine capitale pour avoir tué une femme enceinte afin de lui voler son foetus, pourrait devenir la première femme exécutée par la justice fédérale depuis 1953.

Le gouvernement républicain a renoué avec les exécutions fédérales en juillet, après 17 ans de pause, et les enchaîne depuis à un rythme soutenu. Jugeant le crime de Mme Montgomery "particulièrement odieux", il a fixé au 12 janvier la date de son exécution, soit huit jours avant le départ de Donald Trump de la Maison Blanche.

Sans nier la gravité des faits, ses proches et ses avocats ont demandé au président sortant de commuer sa peine en rétention à perpétuité. Cela "enverrait un important message (...) sur le besoin de venir en aide aux victimes de violences domestiques et d'abus sexuel", ont-ils écrit dans leur demande.

Selon eux, "sa vie a été remplie d'une terreur inconcevable": elle a été victime adolescente de viols en réunion commis par son beau-père et des amis à lui, puis "vendue" à d'autres hommes par sa mère alcoolique et violente. Mariée à 18 ans à son demi-frère, elle a subi de nouveaux abus.

Le président Trump, un fervent défenseur de la peine de mort, n'a jamais accepté jusqu'ici aucune demande de clémence adressé par un condamné à mort. Deux autres exécutions fédérales sont prévues la semaine prochaine.