Avec plus de 25 millions de cas de contamination et 420.000 décès, les États-Unis sont le pays le plus touché par la pandémie de coronavirus. Une pandémie que le désormais ex-président américain, Donald Trump, a pourtant longtemps minimisée, malgré les signaux alarmants dans son pays. Il était entouré de différents conseillers scientifiques, mais les a plus souvent contredit que défendu. C'est notamment le cas du professeur Anthony Fauci, directeur de l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses (NIAD), mais aussi du docteur Deborah Birx, qui était la coordinatrice de la lutte contre le Covid-19 de Donald Trump.

Cette dernière a expliqué, dans une interview diffusée par CBS, toutes les difficultés qu'elle avait eues à tenter de gérer la pandémie de coronavirus dans son pays. "Il n'y avait pas d'équipe à temps-plein à la Maison Blanche travaillant sur le coronavirus", a-t-elle déclaré, affirmant qu'elle avait dû elle-même former une équipe autour d'elle, en demandant de l'aide à des connaissances ou des confrères spécialisés dans le domaine. Interviewée dans l'émission Face the Nation, Deborah Birx a confié à la journaliste en face d'elle qu'elle avait douté chaque jour, pensant quotidiennement à démissionner de son poste. "Pourquoi voudriez-vous vous infliger cela tous les jours ?", a-t-elle lancé. En travaillant aux côtés de Donald Trump, elle a toujours eu le sentiment que ses propos étaient en quelque sorte censurés par la Maison Blanche, car ils étaient sans doute trop pessimistes pour l'image du pays.

Aujourd'hui, Deborah Birx, 64 ans, se réjouit de voir Joe Biden mettre en place une réelle équipe d'experts en matière de tests, de vaccins, de données et d'utilisation des données pour travailler sur la lutte contre le coronavirus. Car "la quantité de travail qui doit être faite non seulement à la Maison Blanche, mais aussi au niveau de l'Etat, pour s'assurer que nous sortirons de cette situation d'ici l'été, est vraiment énorme", a-t-elle affirmé.