Cet ancien compagnon de route de Martin Luther King et pilier des parlementaires démocrates est décédé le 17 juillet des suites d'un cancer, à l'âge de 80 ans. Dix jours plus tard, son cercueil, enveloppé du drapeau américain, a été présenté avec solennité à ses anciens collègues.

"C'est approprié que John Lewis rejoigne le panthéon des patriotes qui reposent sur le même catafalque qu'Abraham Lincoln", l'ancien président qui a aboli l'esclavage, a déclaré la présidente démocrate de la Chambre des représentants Nancy Pelosi, lors de la cérémonie.

"Ce titan du mouvement des droits civiques devenu la conscience du Congrès" était "vénéré et aimé des deux côtés de l'hémicycle", a-t-elle ajouté. De fait, le chef républicain du Sénat Mitch McConnell a lui aussi salué un "héros", un "artisan de la paix" qui a "payé le prix fort" pour faire avancer la justice aux Etats-Unis.

Mais le président Donald Trump, dont John Lewis avait boycotté la cérémonie d'investiture en janvier 2017, a fait savoir qu'il n'irait pas saluer son cercueil, qui doit rester exposé lundi soir et mardi en haut des marches du Congrès.

Les Américains pourront lui faire leurs adieux selon un strict protocole destiné à minimiser les risques de propagation du nouveau coronavirus.

Malgré la pandémie, les Etats-Unis ont souhaité rendre une série d'hommages solennels à ce militant infatigable, dont la lutte avait récemment trouvé un nouvel écho dans les grandes manifestations ayant suivi la mort de George Floyd, un quadragénaire noir asphyxié par un policier blanc le 25 mai à Minneapolis.