Dans un rare moment d'union entre démocrates et républicains, le texte a été adopté par 406 voix contre seulement trois voix opposées. Il doit encore être approuvé par le Sénat et promulgué par le président républicain pour entrer en vigueur. Les démocrates détiennent la majorité à la Chambre, tandis que le Sénat est contrôlé par les républicains.

Washington, comme de nombreuses organisations de défense des droits humains, accuse la Chine de détenir plus d'un million de membres de cette minorité musulmane dans des "camps de rééducation" de cette région du nord-ouest du pays.

Pékin dément ce chiffre et parle de centres de formation professionnelle, destinés à aider la population à trouver un emploi et ainsi à l'éloigner de la tentation de l'islamisme et du terrorisme.

La proposition de loi prévoit une interdiction de toutes les importations du Xinjiang. Les seules dérogations pourraient être octroyées par les douanes américaines si une "preuve claire et convaincante" montre qu'un produit n'a pas été fabriqué grâce au travail forcé.

Selon le rapport qui avait accompagné la présentation du texte au Congrès, en mars, plusieurs biens qui ont déjà fait leur entrée sur le marché américain sont concernés par le recours au travail forcé, notamment des tissus, chaussures, téléphones portables, matériel informatique ou encore du thé. Le rapport énumérait des sociétés accusées d'en avoir bénéficié, dont Adidas, Nike, Calvin Klein, H&M ou Coca-Cola.