Au troisième jour de la convention républicaine, qui s'achève jeudi avec le discours du président américain depuis les jardins de la Maison Blanche, la menace du "socialisme" a été brandie sans relâche. Dans un discours prononcé sur fond de violences en marge de manifestations antiracistes à Kenosha, dans le Wisconsin, le "VP" a dressé le sombre tableau d'une élection où "la loi et l'ordre sont en jeu". 

En difficulté dans les sondages à dix semaines de l'élection présidentielle américaine, Donald Trump compte sur son vice-président pour assurer, comme en 2016, la mobilisation de la droite religieuse. "Il ne s'agit pas vraiment de savoir (...) si l'Amérique sera plus républicaine ou démocrate. Le question posée dans cette élection est de savoir si l'Amérique restera l'Amérique", a lancé Mike Pence. Rendant hommage au "courage" et à la "compassion" des Américains, il a dénoncé la vision à ses yeux trop sombre mise en avant par les démocrates. "Joe Biden a dit qu' 'aucun miracle n'est en vue'. Ce que Joe n'a pas l'air de comprendre, c'est que l'Amérique est un pays de miracles et que nous sommes sur le point d'avoir le premier vaccin sûr et efficace au monde d'ici la fin de l'année". 

Washington a un temps bruissé de rumeurs sur la volonté du président de changer de colistier pour donner un coup de fouet à sa campagne. Le nom de Nikki Haley, ancienne ambassadrice aux Nations unies, a souvent été évoqué. Mais Donald Trump a récompensé la loyauté de Pence, et ses liens étroits avec les Blancs chrétiens, plutôt âgés, qui ont joué un rôle-clé dans sa victoire de 2016.