"Nous appelons le gouvernement bélarusse à respecter le droit à se rassembler pacifiquement et à s'abstenir de faire usage de la force", a déclaré lors d'une conférence de presse Kayleigh McEnany, porte-parole de l'exécutif américain. "L'intimidation des candidats de l'opposition et la détention de manifestants pacifiques et de journalistes" ont "entaché le processus" électoral, a-t-elle ajouté. 

Dans une déclaration séparée, le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a lui aussi "vivement condamné la violence en cours contre les manifestants et la détention de partisans de l'opposition". Il a également fustigé les coupures d'internet qui ont "entravé la capacité du peuple bélarusse à partager des informations sur l'élection et les manifestations". 

Les autorités bélarusses ont officiellement annoncé lundi la victoire écrasante - avec 80,23% des suffrages - de M. Loukachenko pour un sixième mandat, à l'issue d'une présidentielle marquée par de forts soupçons d'irrégularités. L'opposante Svetlana Tikhanovskaïa est, elle, créditée d'un peu moins de 10% des voix. Elle a dénoncé un scrutin falsifié et demandé à M. Loukachenko, président depuis 26 ans, de céder le pouvoir. Les manifestations contre la réélection de M. Loukachenko ont fait un mort lundi soir, a annoncé la police bélarusse. La veille, des dizaines de personnes avaient été blessées lors de protestations, notamment à Minsk.