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La veille de Noël, une dizaine de bancs du centre d'Angoulême ont été entourés d'un grillage de deux mètres de haut. La municipalité (UMP) veut ainsi décourager les sans-abris à s'y installer. Elle a expliqué avoir pris cette décision avec l'accord des commerçants. Selon eux, ces bancs sont "utilisés quasi-exclusivement par des personnes qui se livrent à une alcoolisation récurrente, tous les jours".

L'initiative, qui survient en plus à la veille de Noël, a choqué plusieurs habitants.




Mercredi soir, le cabinet du marie Xavier Bonnefont reconnaissait un dysfonctionnement, rapporte le site Charente Libre, sans remettre en cause l'initiative."Nous avions plutôt prévu de les installer après les fêtes et d’y mettre dans la foulée des galets pour respecter l’aspect esthétique et minéral de la place. Nous n’excluons pas de retirer provisoirement les grilles", a expliqué le directeur du cabinet Antoine Truffaux. Thierry Courmont, président de l'association de la Galerie du Champ-de-Mars, une galerie attenante à ces bancs s'est défendu au micro de France 2, expliquant que "la controverse n'avait pas de sens." Il a précisé sans vergogne que les SDF n'étaient pas visés par cette mesure mais "les dealers et les cas sociaux ".

Angoulême n'est pas la première ville à transformer son mobilier urbain pour éloigner les sans-abris ou personnes jugées "indésirables". Barres ou piques métalliques, sièges individuels... Les villes usent de multiples stratégies. A Bruxelles, les nouveaux bancs de la station de métro Demey avait défrayé la chronique l'hiver passé. Ces "assis-debout" - qui permettent donc seulement de s'appuyer, avaient été dénoncés comme des dispositifs anti-sans-abri.

© Oliver Jung/Facebook DH Bruxelles